EconomieClimat et transitionsPolitique économiqueTech et transformationsEntreprisesMédiasEmploi - ManagementEconomie. Bon connaisseur des rapports de force au sein de la banque centrale américaine, dont il a été vice-président dans les années 1990, le professeur au département d'économie de Princeton, analyse les défis qui attendent Kevin Warsh, nouveau président de la Réserve fédérale.Publié le 21/05/2026 à 19:18bookmarkAlan S. Blinder a été vice-président de la Réserve fédérale américaine entre 1994 et 1996.© Melissa Kelly PhotographyVingt ans après être devenu le plus jeune gouverneur de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh revient ce vendredi 22 mai par la grande porte. Il doit prêter serment à la Maison-Blanche et succéder à Jerome Powell à la tête de la plus puissante institution financière de la planète. Le mandat qui l'attend s'annonce périlleux. Nommé par Donald Trump - déterminé à obtenir une baisse des taux d'intérêt -, Kevin Warsh devra naviguer entre les desiderata du président républicain et les besoins d'une économie américaine étonnamment résiliente, mais qui voit l'inflation gonfler de semaine en semaine.Alan S. Blinder connaît bien les rapports de force qui se jouent au sein de la Fed. Entre 1994 et 1996, il en a occupé le poste de vice-président. Selon lui, la nomination de Kevin Warsh pourrait marquer une véritable rupture avec ses prédécesseurs si ce nouveau président applique réellement les changements majeurs qu'il a évoqués ces derniers mois. Au risque de déstabiliser profondément les marchés.