Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Technologies Technologies Technologies De plus en plus voraces en énergie, les data centers ont vu leurs émissions de gaz à effet de serre croître de 23 % en 2024 en France, selon une étude. Cette tendance devrait aller crescendo alors que le pays investit massivement dans ces installations, essentielles à l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle. Article réservé aux abonnés Les data centers français émettent toujours plus de gaz à effet de serre. C’est ce que révèle une étude, publiée jeudi 21 mai, de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) sur l’empreinte carbone du numérique, intitulée « Pour un numérique soutenable ». Le gendarme des télécoms a étudié, en 2024, les émissions de gaz à effet de serre de 160 centres, représentant environ la moitié du parc actif cette année-là. Celles-ci ont progressé de 23 % sur un an, à 178 000 tonnes de CO2. Ces émissions progressent surtout « à un rythme de plus en plus soutenu », insiste l’Arcep, puisque leur croissance était de 13 % en 2023, et de 4 % en 2022. C’est l’essor de la consommation électrique des data centers, aux équipements toujours plus puissants et gourmands en énergie, qui explique cette escalade. En 2024, celle-ci a progressé de 12 %, à 2,7 térawattheures, après avoir crû de 8 % en 2023, et de 14 % en 2022. Ces chiffres posent, une nouvelle fois, la question de la soutenabilité environnementale des centres de données, alors que la France entend développer cette filière tambour battant, tant pour des raisons de compétitivité économique que de souveraineté technologique. Il faut dire que ces infrastructures s’avèrent indispensables pour accompagner l’essor de l’intelligence artificielle (IA) générative, qui nécessite énormément de puissance de calcul informatique. Il vous reste 61.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.