« On voulait moderniser notre PMU, attirer de nouveaux clients, et ça marche ! » Oulangxay Boudtavong et Lucas Van Den Neucker, 39 et 37 ans, gérants, depuis juin, du bar-tabac-restaurant-PMU La Presqu’île, à Brest (Finistère), n’en reviennent pas. « Comme l’installation est sympa, on a maintenant des publics qu’on n’a pas habituellement - des jeunes de 20 ans ou des commerçants - qui viennent pour boire des pinte de bières, et, au final, s’intéressent plus facilement au jeu... C’est clairement une nouvelle clientèle qui s’installe. »Depuis quelques mois, cet établissement ancré au port de commerce de la cité du Ponant, popularisé par Jean Gabin en 1939, qui y avait fait une descente pour le film « Remorques », s’est littéralement métamorphosé. Nouveaux écrans et bornes de jeu dernier cri, esthétique boisée, façon bistrot à la française, service de qualité et aussi de nombreuses animations, de l’initiation aux courses aux interventions de jockeys ou d’entraîneurs... Désormais paré d’un vert chic, il propose donc un accueil plus « haut de gamme » à ses clients, qu’ils soient venus boire un coup ou parier... pour justement les inviter à mieux s’adonner au pari hippique. Très récent, ce concept développé par la société PMU et baptisé « Les Paris Mutuels Urbains » (LPMU), se veut une sorte de label qui distingue les points de vente PMU de nouvelle génération. Après Paris, Lyon, Strasbourg, Cagnes-sur-Mer, La Baule, Bordeaux, Cannes, Saint-Etienne, Sète, Neuilly-sur-Seine, Marseille, Asnières-sur-Seine, Laval, Bastia, Marseille, Toulon, Brest est désormais le 18e PMU à avoir adopté cette formule mais le premier en Bretagne, terre de paris s’il en est. Avec 170 000 parieurs pour 806 points de vente, la région est l’une des plus dynamiques de l’Hexagone. Quant au Finistère, il est le département où les PMU sont les plus représentés, loin devant, avec à lui seul 239 points de ventes. « Les plus jeunes sont attirés par les paris sportifs mais pas spécialement par l’hippisme »« La moyenne d’âge de nos parieurs est plutôt de 45 ans, reconnaît Cyrille Giraudat, directeur général de PMU. On sait pertinemment que les générations les plus jeunes sont attirés par les paris sportifs en général, mais pas spécialement par l’hippisme. C’est le concept des Paris Mutuels Urbains : il faut que les points de vente aillent au contact de nos clients actuels mais aussi de nos clients de demain, d’autant plus dans des centre-villes dynamiques. Il nous faut préparer l’avenir, pérenniser et transmettre ce qui est devenu une tradition en France depuis près d’un siècle. »Les PMU vont bientôt célébrer leurs 100 ans d’existence (en 2030) et il est urgent pour eux d’attirer les nouvelles générations. Ce jeudi, l’inauguration de la « nouvelle » Presqu’île s’est faite en grande pompe avec les gens du port, du docker au cadre, et aussi, au grand étonnement des Brestois, en présence d’Eric Woerth, l’ancien ministre des Finances.Nouvel administrateur des « Paris Mutuels Urbains », le député de l’Oise avait justement été chargé, en 2025, de travailler à la rédaction d’un Pacte PMU 2030, afin d’accompagner la transformation de la filière hippique... Une transformation qui semble prendre son essor : dix nouveaux établissements seront labellisés avant la fin de l’année à Arles, Thionville ou encore Saint-Tropez.
Brest inaugure son premier PMU « haut de gamme » pour attirer les nouvelles générations
Le bar La Presqu’île est le premier en Bretagne a bénéficier du label « Les Paris Mutuels Urbains », un concept lancé pour redorer le blaso






