Si une première expertise avait conclu à l’abolition du discernement d’Abdalmasih H., une seconde expertise, elle, a estimé qu’Abdalmasih H. souffrait d’une simple « altération » du discernement, permettant d’envisager un procès.Son discernement n’étant pas aboli, il est considéré comme responsable de ses actes. Trois après l’attaque au couteau à Annecy, qui avait fait six blessés, dont quatre enfants, le parquet de la ville a requis le renvoi devant les assises du suspect, Abdalmasih H., un réfugié syrien de 31 ans, a fait savoir la procureure de la République d’Annecy, Line Bonnet, à l’AFP.Le 8 juin 2023, Abdalmasih H., un réfugié syrien de 31 ans à la dérive après plusieurs années de vie stable en Suède, s’était soudainement attaqué à des enfants sur une aire de jeu près du centre historique d’Annecy. Il avait grièvement blessé quatre d’entre eux, âgés de 22 à 36 mois, dont une Britannique et une Néerlandaise, et deux promeneurs septuagénaires, avant d’être interpellé. La justice avait très vite écarté toute motivation terroriste.Une décision attendue « avant l’été »Lors de l’instruction, une expertise psychiatrique avait d’abord conclu à l’abolition du discernement de l’accusé, ce qui exclut toute réponse pénale puisque l’intéressé ne peut pas comprendre la gravité de ses actes et le sens de la peine. Mais une seconde expertise, elle, a estimé qu’Abdalmasih H. souffrait d’une simple « altération » du discernement, permettant d’envisager un procès, a précisé Line Bonnet.[2/2] L’impensable parcours criminel de Willy Van CoppernolleÉcouterEn conséquence, « le parquet a requis le renvoi devant la cour d’assises » de Haute-Savoie, a-t-elle déclaré à l’AFP. Désormais « il appartient aux deux juges d’instruction de statuer », a-t-elle souligné, précisant que leur décision, attendue « avant l’été », pourrait faire l’objet d’un appel.Doté du statut de réfugié en Suède, où étaient restées son ex-femme et leur fille alors âgée de trois ans, Abdalmasih H. était passé par l’Italie et la Suisse avant d’arriver en octobre 2022 à Annecy, où il dormait dans la rue jusqu’à l’attaque. Le drame avait secoué la ville et le pays. Des images de l’attaque filmées par des témoins avaient massivement circulé sur les réseaux sociaux.Après son interpellation, le suspect avait été mis en examen dans la foulée pour « tentative d’assassinats ». Quelques jours après, il avait transféré dans un hôpital psychiatrique spécialisé de la région lyonnaise – l’unité hospitalière spécialement aménagée (USHA) du Vinatier de Bron.