L’affaire a soulevé une indignation et des condamnations dans le monde entier. Le ministre d’extrême droite israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé en publiant mercredi une vidéo de militants d’une nouvelle « flottille pour Gaza » agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer.Sur franceinfo jeudi, l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, a déploré « un exercice de communication » à des fins électorales de la part de ce ministre d’extrême droite. « Traiter des prisonniers de cette manière est ridicule, n’a aucun sens », a-t-il ajouté, assurant que cela va « complètement à l’encontre de nos valeurs ».VidéoViolences sur les militants pro-Gaza : la vidéo d'un ministre israélien provoque un tolléLa France a annoncé mercredi avoir convoqué l’ambassadeur israélien pour les « agissements inadmissibles » d’Itamar Ben Gvir. Joshua Zarka a indiqué que c’est son adjoint qui se rendrait à la convocation du Quai d’Orsay car lui-même se trouve actuellement « à l’étranger ». Il a assuré que son adjoint répéterait que ces agissements sont « contraires aux valeurs » de l’État d’Israël et « même du judaïsme ».Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait lui-même jugé mercredi que de telles images n’étaient « pas conformes avec les valeurs d’Israël ». Et son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a accusé son collègue d’avoir « sciemment nui » à l’image du pays avec « ce spectacle honteux ».Rapatriés « le plus rapidement possible »Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël. Une cinquantaine de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif une nouvelle tentative de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.Selon les organisateurs, 37 Français se trouvant sur la flottille ont été interpellés par les autorités israéliennes. L’ambassadeur d’Israël en France a assuré jeudi que tous les militants français et d’autres nationalités seraient rapatriés dans leur pays « le plus rapidement possible », à condition qu’ils n’aient pas de lien avec le Hamas.« Nous avons changé la loi afin de pouvoir les laisser partir le plus rapidement possible, a déclaré Joshua Zarka. Et c’est ce qui va être fait non seulement avec les Français, mais avec tous les participants. » Néanmoins, « il faut dire (…) que certains des participants ont des liens directs avec le Hamas », auteur des attentats du 7 octobre 2023, a-t-il affirmé. « Ceux qui ont des liens directs avec le Hamas seront interrogés et seront gardés en Israël », a-t-il ajouté.