Du mouvement dans le scandale du périscolaire parisien. « Enfin », diraient certains. C’est en tout cas le ressenti d’Élisabeth Guthmann, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire, au lendemain de l’arrestation de 16 personnes liées au périscolaire de l’école Saint-Dominique, dans le VIIe arrondissement de Paris.« Pour nous, ces arrestations de masses, c’est enfin un mouvement. (…) C’est quand même un geste très fort et un événement dans cette affaire qui est emblématique », a-t-elle déclaré sur RMC ce jeudi matin. Dans le détail ces seize personnes sont « en lien avec le périscolaire des écoles Saint-Dominique-Rapp-La Rochefoucauld (le périscolaire servant les trois écoles selon des fréquences différentes) », précisait mercredi le parquet.« Un dysfonctionnement majeur qui perdurait depuis longtemps »Pour Élisabeth Guthmann, ce nombre important d’interpellations révèle une chose. « Ça veut dire qu’il s’agit d’un dysfonctionnement majeur, qui perdurait depuis longtemps et qui n’avait pas arrêté », déduit-elle. Pour rappel, c’est dans cette école que l’émission « Cash Investigation » avait dévoilé des vidéos, notamment celle d’une animatrice embrassant un garçon sur la bouche ou des animateurs criant sur des enfants.Dans le détail, ces interpellations ont eu lieu après plusieurs dépôts de plainte « pour des faits de natures et de niveaux de gravité différents, reprochant pour certaines des viols, pour d’autres des agressions sexuelles ou exhibitions sexuelles, pour d’autres encore des gestes ou comportements décrits comme excessifs voire qualifiables de violences », précisait le parquet de Paris.À voir aussiCette nouvelle semble donc convaincre le collectif, qui en attend maintenant autant, voire plus pour les autres établissements parisiens concernés par des accusations de violences psychologiques ou sexuelles de la part d’animateurs. Élisabeth Guthmann cite, par exemple, l’affaire de l’école Paul Dubois (IIIe arrondissement), où les premiers signalements datent de 2019. « L’affaire Paul-Dubois aurait dû être un exemple de tout ce qu’il ne fallait pas faire », confiait Élisabeth Guthmann au Parisien en mars.