Au milieu des piles de livres, Adrien, 31 ans, flâne en lisant des quatrièmes de couverture, qu’il redépose ensuite délicatement. Ce grand brun a ses habitudes ici, où il se plaît à découvrir, au hasard des rayons, des « ouvrages un peu niches ou de la subculture » qu’il ne découvrirait pas « dans une librairie classique ou à la Fnac ». Alors, quand il a vu passer leur appel à la solidarité sur les réseaux sociaux, le trentenaire est venu immédiatement rue Saint-Ambroise (Paris XIe), pour faire le plein de bouquins, témoignant ainsi de son soutien.« Et puis, on voit bien aussi que les espaces queers sont de plus en plus rares. Cela reste un endroit où l’on a le droit d’être sans porter de masque », glisse Adrien.