Des participants passent à côté du Musée du Louvre, lors du marathon de Paris, le 12 avril 2026. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP
La décision crée des remous au sein de la majorité du nouveau maire de Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire : la Ville a attribué, mercredi 20 mai, l’organisation des quatre prochaines éditions du marathon de Paris au groupement Cadence, au détriment d’ASO, l’organisateur historique depuis près de trente ans. Or une société de l’agence Havas, contrôlée par Vincent Bolloré, fait partie du groupement Cadence.
Le changement de concessionnaire a été validé par le Conseil de Paris, mais les écologistes et les communistes ont voté contre, au motif que M. Bolloré est le premier actionnaire d’Havas Events, l’une des trois sociétés composant Cadence.
« On ne veut pas confier le marathon de Paris à une filiale de Bolloré qui a la mainmise sur de nombreux réseaux d’influence afin de marteler son récit politique », a justifié Guillaume Durand, coprésident du groupe écologiste.
« Je comprends les contraintes du marché public, mais dans le contexte, confier le marathon à Bolloré, c’est non. L’extrême droite exerce son entrisme partout, il faut lui faire barrage », a abondé le sénateur Ian Brossat, coprésident du groupe communiste.







