Le codirecteur adjoint du FBI, Christopher Gilbert Raia, prend la parole aux côtés du procureur général par intérim des Etats-Unis, Todd Blanche, à Miami (Floride), le 20 mai 2026. MARCO BELLO/REUTERS
Dans un développement spectaculaire, la justice américaine a inculpé mercredi 20 mai l’ex-président cubain Raul Castro, accusé du meurtre d’Américains en 1996, au moment où les Etats-Unis appelaient l’île communiste à choisir « une nouvelle voie ».
Raul Castro, 94 ans, frère du défunt Fidel Castro, ennemi juré de Washington, est accusé avec d’autres personnes de complot en vue d’assassiner des Américains, ainsi que d’autres crimes, dans une affaire remontant à 1996, lorsque deux avions civils pilotés par des opposants au dirigeant cubain avaient été abattus, selon l’acte d’accusation. Raul Castro était alors ministre de la défense.
« Mon message aujourd’hui est clair : les Etats-Unis et le président Trump n’oublient pas et n’oublieront pas leurs citoyens », a affirmé le procureur général par intérim américain, Todd Blanche, lors d’une conférence de presse à Miami. Ces accusations viennent alimenter les spéculations selon lesquelles le président Donald Trump cherche à renverser le gouvernement cubain. « Il n’y aura pas d’escalade. Je ne pense pas que ce soit nécessaire. Cet endroit est en train de tomber en ruines », a dit le président américain Donald Trump à la presse, qualifiant l’inculpation de « très grand jour ».










