Sinistre découverte ce mercredi dans le quartier Saint-Jean de Beauvais (Oise), où le personnel de l’école de cirque a trouvé le message « Batoude pour les singes » inscrit en grand sur un des murs de la salle Jacques-Brel. Un tag raciste qui fait fortement écho à « Maternelle de singe » inscrit fin janvier sur les murs de l’école Jean-Moulin à Argentine, l’autre quartier dit « sensible » de la ville préfecture.Indigné, Franck Pia, maire UDI de Beauvais, a vivement réagi sur ses réseaux sociaux, en condamnant ces dégradations « haineuses et écœurantes » avec la plus grande « fermeté ».« Je suis écœuré et profondément dégoûté »« Je suis écœuré et profondément dégoûté de découvrir les tags racistes et abjects à l’encontre de nos enfants de La Batoude, écrit-il. C’est une honte absolue, une infamie. Un mur de la salle Jacques-Brel a été souillé par la haine. C’est d’une lâcheté sans nom. » Pour l’édile, le ou les auteurs n’ont « aucun courage », ni « aucune limite ».Une maternelle de Beauvais avait été la cible d'un tag raciste similaire en janvier. DR« Rien ne peut légitimer le fait de cibler des enfants, poursuit-il. Nous ne laisserons jamais la haine, le racisme et l’intimidation salir Beauvais, ni menacer nos petits. »La ville annonce son intention de déposer plainte et assure que toutes les suites nécessaires seront engagées pour « identifier et sanctionner » le ou les responsables.« Elle fait tellement de choses pour les enfants »À Beauvais, au pied du quartier Saint-Jean, l’indignation est totale chez les mères de famille croisées ce mercredi soir. « Je ne comprends pas pourquoi ni comment on peut s’en prendre à cette école, déplore Fatiha. Elle fait tellement de choses pour les enfants. »À la suite de la publication du maire, ses administrés partagent son dégoût après la découverte de cette inscription. Les condamnations sont quasiment unanimes et qualifient cet acte de « honteux », « lamentable » ou « abject ». « Mon petit-fils est sourd, il est allé à la Batoude faire un spectacle de cirque, commente Corinne. C’était magnifique et il en garde un joli souvenir. Ceux qui ont fait ça mérite une lourde peine. » De son côté, Amel espère qu’une « jolie fresque » viendra recouvrir « cette immonde pensée ».