Votre argentUne hausse record dont la principale cause est la succession des sinistres climatiques, qui a généré une flambée des assurances.Publié le 20/05/2026 à 18h30C'est en région parisienne que le niveau de charges de copropriété est le plus élevé en France. ERIC TSCHAEN/REA POUR « LE POINT »Les assurances sont le poste qui augmente le plus (+ 16 % sur un an), suivi des contrats de maintenance (+ 12 %), devançant désormais l’énergie, selon la troisième édition du baromètre annuel réalisé par Matera, quatrième acteur de la gestion de copropriété en France. « Concrètement, cela représente 43 euros supplémentaires par lot sur la seule année 2025 », commente Raphaël Di Meglio, président de Matera. Au total, les charges ont progressé l’an dernier de 4,7% et, sur trois ans, de 9,6 %. Le poids des aléas climatiquesLa multiplication des sinistres : inondations, sécheresse, incendies… en sont la cause. Elle crée surtout de fortes disparités entre les régions. Les charges de copropriété augmentent ainsi de 13,3 % dans les Pays de la Loire – c’est plus de deux fois la moyenne nationale –, ce qui représente une augmentation de la facture de 80 euros par lot et par an . Elles progressent de 8,2% en Provence-Alpes-Côte d’Azur, de 7,1 % en Bretagne. À l’inverse, elles ne s’accroissent que de 2,7 % dans le Grand Est et de 4,1% en Île-de-France. L’Île-de-France remporte la palme des régions les plus chèresLa région parisienne reste la région où le niveau de charges est le plus élevé en France : 1 158 euros par lot et par an contre une moyenne de 913 euros au niveau national. C’est 27 % de plus que le reste de la France. Le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne sont les départements les plus impactés par l’augmentation des charges de copropriété (+ 13,1 % et + 13,9 % respectivement). Suivis de l’Essonne (+ 10 % ). En revanche, les Yvelines, après une forte hausse en 2024, ont enregistré l’an dernier une augmentation de seulement 2,1 %. Paris est, de loin, le département où les charges de copropriété sont les plus élevées : 1 423 € en moyenne par lot et par an, en hausse de 7,5 % sur un an. L‘augmentation des primes d’assurance (+ 21 %) s’explique par le vieillissement du bâti.Valentin Bissat : « Il faut être prêt à réinvestir »Bourse« Le Point » : Comment parvenez-vous à gérer vos portefeuilles face aux tergiversations de Trump ?Valentin Bissat (chef économiste et stratégiste chez Mirabaud) : Nous avons réduit le risque des portefeuilles dès le début de la guerre tant sur les actions que sur les obligations et augmenté le cash. Ceci nous a permis d’amortir la chute brutale des marchés. Nous avons saisi l’opportunité de la signature du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran pour réinvestir une partie de nos liquidités sur les actions américaines et bénéficier du rebond technologique ainsi que sur les stratégies alternatives diversifiées. Nous restons cependant sous-investis en Europe et dans les pays émergents en raison des risques toujours présents sur les marchés de l’énergie.La hausse de l’inflation consécutive à la flambée des cours du pétrole peut-elle amener rapidement les banques centrales à augmenter les taux ?Une inflation liée à l’offre – comme c’est le cas actuellement – est le pire des scénarios pour les banques centrales, car une hausse des taux n’a que peu d’impact sur les prix de l’énergie. Aux États-Unis, le double mandat de la Réserve fédérale lui offre davantage de flexibilité mais la possibilité de baisses de taux d’ici la fin de l’année s’est réduite compte tenu de la résilience de la croissance et de la hausse des prix. En Europe, la BCE se montre également prudente, compte tenu de l’impact négatif de la guerre sur la croissance. Deux hausses sont possibles, la première dès le mois de juin.Gaz, fioul : la facture s’emballeEn six ans, la facture de gaz d’un foyer type de quatre personnes est passée de 630 à 1 260 € par an. JEAN-LUC FLÉMAL/JEAN-LUC FLÉMAL/BELPRESS/MAXPPP Déjà entre mars 2020 et mars 2026, avant même le déclenchement du conflit en Iran, la facture énergétique des ménages avait fortement progressé. « L’impact de la guerre vient se superposer à une hausse structurelle des prix amorcée il y a plusieurs années », rappelle Sylvain Le Falher de la société Hello Watt. Le prix du gaz avait augmenté de 101 %, soit un doublement, tandis que celui du fioul s’était accru de 44 %. Ainsi, a calculé la société Hello Watt, en six ans, pour une consommation de 10 000 kWh, la facture de gaz d’un foyer type de quatre personnes est passée de 630 à 1 260 € par an. 10,3 millions de foyers seraient concernés par les récentes augmentations. « Pour un foyer de quatre personnes chauffé au gaz, si les cours se maintiennent à un niveau très élevé autour de 70 €/MWh, la hausse pourrait être de 50 %, soit un surcoût de 525 € par an. »Les utilisateurs de fioul sont frappés encore plus brutalement : directement indexé sur le cours du pétrole brut, sans aucun tarif régulé, le prix du fioul domestique a flambé de plus de 40 % en dix jours, explosant le budget de près de 2,6 millions de foyers.Parmi les départements les plus exposés, la Moselle où plus de 40 % des foyers sont chauffés au gaz, avec une consommation moyenne annuelle de 12 MWh, suivie par le Nord et la Meurthe-et-Moselle.La solution. Pour Pierre-François Morin, directeur de l’activité Rénovation énergétique d’Hello Watt, remplacer son système de chauffage au gaz par une pompe à chaleur en profitant des différentes aides et notamment des certificats d’économie d’énergie. Et à court terme, opter pour un contrat gaz à prix fixe.
Charges de copropriété : + 4,7 % en 2025 !
Une hausse record dont la principale cause est la succession des sinistres climatiques, qui a généré une flambée des assurances.











