Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Inde Inde Inde Par Carole Dieterich Publié aujourd’hui à 17h30 Article réservé aux abonnés EnquêteConsidéré comme le « back-office » du monde, le pays voit fleurir des centres de données pour soutenir l’intelligence artificielle, dont l’essor risque de fragiliser les secteurs des centres d’appels et des services clients et administratifs. Seul le bourdonnement des puissants câbles électriques résonne au beau milieu de terres arides. A Greater Noida, dans la banlieue est de Delhi, se dresse l’imposant site de Yotta, un centre de données dit « hyperscale », soit de grande taille, infrastructure indispensable à l’intelligence artificielle (IA) générative. Seuls 50 à 80 salariés sont nécessaires à son bon fonctionnement. De nombreux sites semblables à celui-ci devraient continuer à sortir de terre en Inde dans les prochaines années. D’Amazon à Microsoft en passant par Google, les géants de la tech mondiale, comme les mastodontes indiens, veulent injecter des dizaines de milliards de dollars dans le pays pour développer des centres de données. Le gouvernement s’en réjouit et a mis en place des incitations financières pour attirer ces entreprises. « L’Inde a tellement soif d’innovation que cela se traduit par l’élaboration de politiques dictées par la peur de passer à côté », regrette Astha Kapoor, cofondatrice de l’institut de recherche Aapti, spécialisé dans les politiques technologiques. Car ces centres de données gourmands en électricité et en eau ne créent que peu d’emplois, à l’heure même où l’IA menace le puissant secteur de la sous-traitance. Il vous reste 87.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En Inde, l’IA menace des millions d’emplois dans la sous-traitance des services informatiques
Considéré comme le « back-office » du monde, le pays voit fleurir des centres de données pour soutenir l’intelligence artificielle, dont l’essor risque de fragiliser les secteurs des centres d’appels et des services clients et administratifs.
















