Quarante ans après avoir bousculé l’ère du quartz, la Chronomat de Breitling revient dans une version affinée, resserrée sur l’essentiel. Les cavaliers sont là. Le Rouleaux aussi. Et dans les détails, tout a changé.Certaines montres naissent d’un besoin précis ou d’une commande. La Chronomat est de celles-ci. Nous sommes en 1983. Ernest Schneider, pilote et patron de Breitling depuis quatre ans, apprend que les Frecce Tricolori, la patrouille acrobatique nationale italienne, l’une des plus prestigieuses au monde, cherchent une montre officielle. Pas n’importe laquelle : mécanique, analogique, robuste dans le cockpit, élégante en dehors. Un cahier des charges taillé pour Breitling, et que Schneider s’empresse de saisir.L'Automatic B31 40, première Chronomat « heure et date » en 40 mm, portée par le nouveau calibre B31 dévoilé l'an dernier (78 heures d’autonomie) BREITLING Pilote lui-même, il comprend d’emblée ce que les autres horlogers auraient raté : les pilotes cognent leur poignet contre la verrière à l’ouverture du cockpit. Sa solution tient en un détail : quatre cavaliers vissés sur la lunette, aux repères des quarts d’heure, pour protéger le verre et marquer les temps de mission. Le bracelet Rouleaux, souple et structuré à la fois, complète l’ensemble. Le chronographe Frecce Tricolori est présenté à l’escadron en 1983. Les pilotes l’adoptent immédiatement.Le bracelet, désormais entièrement intégré au boîtier peut néanmoins être changé. BREITLING Un an plus tard, en 1984, pour le centenaire de la maison, Schneider décide d’en faire un modèle de collection. La Chronomat est lancée, une contraction de « chronographe » et « automatique », et c’est un pari audacieux : à l’heure où le quartz règne, sortir un chronographe mécanique imposant relève de la provocation. Le pari est gagné. L’Italie l’adopte d’abord, puis les Américains de passage à Milan la ramènent outre-Atlantique. Dans les années 1990, la montre apparaît dans Friends et Seinfeld, fait la couverture de Vogue qui la surnomme « la montre des années 1990 », s’affiche au poignet de Gordon Ramsay, Bernard Tapie, Jean-Paul Belmondo. Au Japon, elle entre dans la pop culture par la grande porte avec un manga qui lui consacre un rôle narratif. En 2009, elle devient la première Breitling animée par le calibre manufacture 01, conçu en interne. En 2020, une première refonte lui redonne ses racines : boîtier brossé, retour du Rouleaux.L'Automatic 36, à 9,68 mm d'épaisseur, proposée avec cadrans en nacre et lunettes serties. BREITLING Ce que les initiés verrontCe que Breitling présente aujourd’hui en 2026, c’est la suite logique de ce travail, une version affinée, millimétrée, qui ne réinvente rien mais perfectionne tout. Sur le Chronomat B01 42, l’épaisseur du boîtier passe de 15,1 à 13,77 mm. L’échelle 1/100 disparaît du rehaut, laissant place à un cadran plus lisible, plus aéré. Le protège-couronne est allégé. La lunette, jadis composée de 18 éléments assemblés, devient une pièce unique intégrant cavalier, anneau et insert. Le bracelet, désormais entièrement intégré au boîtier peut néanmoins être changé. Sur acier et bicolore, un système de micro-ajustement permet d’allonger le bracelet d’un maillon de chaque côté de la boucle, sans retirer la montre.Des proportions plus ergonomiques, des éléments distinctifs mis en avant. Rien de plus. Rien de moins. BREITLING La collection s’élargit à trois formats : la B01 42 est animée par le calibre manufacture 01 certifié COSC (70 heures de réserve), l’Automatic B31 40, première Chronomat « heure et date » en 40 mm, portée par le nouveau calibre B31 dévoilé l’an dernier (78 heures d’autonomie) et l’Automatic 36, à 9,68 mm d’épaisseur, proposée avec cadrans en nacre et lunettes serties. Six teintes au programme : blanc, vert, bleu, anthracite, marron, bleu glacier. Ce dernier conserve sa lunette en platine.La B01 42 est animée par le calibre manufacture 01 certifié COSC BREITLING Arrivé à la tête de Breitling en 2026, Jean-Marc Pontroué, ancien CEO de Panerai, qu’il avait hissée au rang de référence dans le segment du sport de luxe, prend les rênes d’une maison en pleine dynamique. Sa vision, forgée dans l’univers des montres de caractère, trouve dans la Chronomat un terrain naturel. Ce lancement signe, discrètement mais fermement, sa première déclaration d’intention. Des proportions plus ergonomiques, des éléments distinctifs mis en avant. Rien de plus. Rien de moins. C’est souvent ce dont une icône a besoin.
Breitling Chronomat : l’icône dans ses propres pas
Quarante ans après avoir bousculé l’ère du quartz, la Chronomat de Breitling revient dans une version affinée, resserrée sur l’essentiel. Les cavaliers sont là. Le Rouleaux aussi. Et dans les détails, tout a changé.












