La fin d’un long parcours parlementaire ? Yaël Braun-Pivet annonce ce mercredi sur France Inter que la proposition de loi relative à la fin de vie, déjà adoptée par deux fois à l’Assemblée nationale et rejetée deux fois par le Sénat, sera examinée par les députés « avant la fin du mois de juin », laissant présager un vote « début juillet ».« Le texte devrait pouvoir être voté à l’Assemblée nationale de façon définitive avant la trêve estivale, donc avant le 14 juillet », résume la présidente de l’Assemblée nationale, qui assure que l’adoption de cette proposition de loi dans les prochaines semaines est un objectif « réaliste ».Démarrée il y a plus de trois ans via une convention citoyenne demandée par le président de la République, la réflexion autour de la fin de vie patine au Parlement. Une première tentative, par un projet de loi gouvernemental, avait été interrompue par la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024. L’instabilité politique avait alors mis la réforme entre parenthèses durant de longs mois.La réforme a finalement été coupée en deux textes. L’un sur les soins palliatifs (adopté par le Parlement début mai), l’autre sur la fin de vie. Ce dernier a été adopté par deux fois à l’Assemblée nationale, mais toujours rejeté par le Sénat, où la droite et le centre sont majoritaires.Faute d’accord en commission mixte paritaire, le texte doit donc revenir à l’Assemblée nationale.Le texte appliqué d’ici 2027 ?Mardi, auprès de l’Agence France presse, l’entourage du ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, confirmait l’objectif du gouvernement de « finir avant l’été » l’examen de la proposition de loi sur la fin de vie.Selon cette source, le gouvernement va inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale plusieurs textes, dont celui-ci mais aussi le projet de loi constitutionnel sur la Corse, le projet de loi Ripost sur l’ordre public et « sous réserve de son dépôt » le projet de loi sur la protection de l’enfance.Le ministre a par ailleurs affirmé que le gouvernement souhaitait que « le Parlement puisse travailler les trois premières semaines de juillet, et éventuellement la semaine du 20 juillet », explique l’AFP.La convocation d’une session extraordinaire est une prérogative du président de la République, qui devra composer avec les desiderata du président du Sénat, Gérard Larcher. Selon son entourage, celui-ci souhaite que la chambre haute cesse ses travaux autour de la mi-juillet, afin de permettre aux candidats aux sénatoriales de faire campagne. Le scrutin est prévu en septembre.Si le texte est voté début juillet comme anticipé par Yaël Braun-Pivet, le gouvernement « aura six mois pour prendre des décrets d’applications », rappelle la présidente de l’Assemblée nationale. « Le Parlement va contrôler le gouvernement pour qu’il puisse les prendre dans les délais. Moi, l’objectif que j’ai fixé au gouvernement, c’est que cette loi soit effective avant la fin du quinquennat ».