Idées et débatsLivres. Dans "Einstein à Jérusalem", Simon Veille revient sur les rapports intimes et politiques du physicien à la judaïté, à l'antisémitisme et au sionisme.

Par Thomas MahlerPublié le 19/05/2026 à 08:00bookmarkLe Prix Nobel Albert Einstein (1879-1955), ici en 1929.picture alliance / SZ PhotoEn 1952, à la mort de son ami Chaïm Weizmann, Albert Einstein se voit proposer la présidence de l’Etat d’Israël. Le plus grand savant du XXe siècle décline poliment le poste, invoquant son âge et son inexpérience politique. En privé, il précise : "Si je devais être président, j’aurais parfois à dire au peuple israélien des choses qu’il n’a pas envie d’entendre."L’historien Simon Veille avait déjà signé un essai sur les rapports à la judaïté et à l’antisémitisme de cet électron libre (Einstein dans la tragédie du siècle). Dans le plus littéraire Einstein à Jérusalem, il montre à quel point, pour le prix Nobel de physique de 1921, ce sujet intime fut sans doute plus complexe à aborder que la théorie de la relativité générale.