La chanteuse colombienne, qui contestait un redressement salé sur l’année 2011, époque où elle était en couple avec le footballeur du Barça Gerard Piqué, va aussi se voir verser les pénalités et les intérêts.La persévérance a payé et la victoire est éclatante : le fisc espagnol va devoir rembourser 54,7 millions d’euros à Shakira, plus les intérêts, estimés à 9,2 millions, précise le journal El Pais. Soit une facture finale de plus de 60 millions d’euros. Le résultat d’un combat acharné de la chanteuse colombienne contre les services fiscaux espagnols.Ces derniers l’avaient redressée sur l’année 2011, jugeant qu’elle devait régler ses impôts en Espagne puisqu’elle fréquentait alors le footballeur Gerard Piqué, défenseur star du FC Barcelone – l’artiste avait établi sa résidence fiscale aux Bahamas. L’interprète de « Waka Waka » avait été contrainte de payer 27,3 millions d’impôts sur ses revenus et patrimoine, ainsi que 27,4 millions de sanction pénale, soit près de 55 millions d’euros.Un lynchage public qui a « détruit sa réputation »Mais Shakira n’a jamais lâché l’affaire, arguant qu’elle ne vivait pas en Espagne et qu’elle était prise notamment pas sa tournée Sale el sol – pour qu’une personne soit considérée comme résident fiscal en Espagne, elle doit y passer un total de 163 jours dans l’année.Le tribunal lui a finalement donné raison, estimant que l’administration n’a pas pu démontrer qu’elle avait séjourné en Espagne plus de six mois, et que le début de sa relation avec Gerard Piqué n’impliquait pas « de lien conjugal » ni de « noyau familial » puisque leurs deux enfants n’étaient pas nés. Il n’a pas été non plus prouvé que l’Espagne était le cœur de l’activité économique de l’artiste. D’où cette décision de procéder aux remboursements des sommes et des sanctions.Un jugement salué par Shakira, 49 ans, qui espère qu’il « créera un précédent pour le Trésor public et servira les milliers de citoyens anonymes qui sont chaque jour maltraités et écrasés par un système où ils sont présumés coupables ». Elle dénonce un lynchage public qui a « détruit sa réputation » et affecté sa santé ainsi que « le bien-être » de sa famille. « J’ai été traitée comme une criminelle, ajoute-t-elle, et mon nom et ma personnalité publique ont été utilisées pour envoyer un message menaçant aux autres contribuables… »Déjà condamnée pour fraude fiscaleLes services fiscaux espagnols ne lâchent cependant pas l’affaire et exhortent le bureau du procureur à faire appel de la sentence. Shakira risque donc de continuer son bras de fer et de payer une armada d’avocats pour défendre ses intérêts. Sachant que ce dernier jugement n’affecte aucunement l’affaire pénale pour laquelle elle a déjà été condamnée dans un jugement définitif pour non-paiement d’impôts les années suivantes, de 2012 à 2014, rappelle le quotidien El Pais.Pour ces années-là, la chanteuse avait conclu un accord en réglant plus de 17 millions d’euros pour régulariser ses comptes, ainsi qu’une amende de 7,3 millions d’euros pour éviter un procès humiliant. Rebelote en 2018, avec 6,6 millions d’euros de redressement pour des « irrégularités ». C’est dire si l’Espagne commence à donner de l’urticaire à la chanteuse colombienne, qui vit désormais aux États-Unis…
Shakira fait plier le fisc espagnol et va récupérer plus de 60 millions d’euros
La chanteuse colombienne, qui contestait un redressement salé sur l’année 2011, époque où elle était en couple avec le footballeur du Barça Gerard Piqué, va aussi se voir verser les pénalités et les intérêts.










