Des proches de prisonniers palestiniens lors d’un rassemblement à Naplouse, en Cisjordanie, le 19 mai 2026. JAAFAR ASHTIYEH / AFP

Les « mesures d’urgence » mises en place par Israël après le 7 octobre 2023 ont exposé les détenus palestiniens « à la torture, à des décès potentiellement illégaux, à la détention au secret et à des conditions dégradantes », a dénoncé dans un communiqué, mardi 19 mai, Alice Jill Edwards, rapporteuse spéciale des Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Selon Mme Edwards, « le nombre et la cruauté des propos recueillis témoignent d’un mépris flagrant de la part d’Israël de son devoir de traiter tous les détenus avec humanité ». Elle dit avoir recueilli des informations sur 52 cas de torture ou d’autres mauvais traitements sous différentes formes, ainsi que 33 cas de tortures sexuelles et autres violences à caractère sexuel.

Parmi les cas rapportés figurent « des passages à tabac, des positions de stress, des moyens de contention excessifs, des électrocutions, la privation de sommeil, la malnutrition et la famine, une détention prolongée au secret », ainsi que des conditions de détention jugées « inhumaines et dégradantes ».