Mathilde Hignet à l’Assemblée nationale, à Paris, le 27 janvier 2026. DIMITAR DILKOFF/AFP

La gestion de l’affaire des laits infantiles a révélé des « lacunes » de l’Etat français et des industriels et celles-ci doivent être « impérativement prises en compte dans la perspective de futures crises », souligne mardi 19 mai un rapport parlementaire.

Cette affaire avait débuté en décembre 2025 avec le rappel par Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, toxine pouvant provoquer des vomissements dangereux chez un nouveau-né. Puis elle s’est amplifiée avec une cascade de rappels similaires par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi de plus petits acteurs, jusqu’en février dernier.

Point commun : un ingrédient − une huile riche en acide arachidonique (ARA) − fourni par le même sous-traitant chinois. Des familles et associations avaient ensuite accusé les fabricants d’avoir trop tardé à engager les rappels, et l’Etat de s’être excessivement reposé sur leur bonne volonté.

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