Etienne Davignon à Machelem (Belgique), en février 2018. BENOIT DOPPAGNE / AFP
L’ancien commissaire européen et diplomate belge Etienne Davignon, qui avait été récemment rattrapé par la justice pour des soupçons d’implication dans l’assassinat du héros de l’indépendance congolaise Patrice Lumumba, est mort à l’âge de 93 ans, a déclaré lundi 18 mai son entourage à l’Agence France-Presse (AFP).
Etienne Davignon fut pendant soixante ans un acteur de premier plan de la vie politique et du monde des affaires en Belgique. D’abord diplomate, dans le sillage de son mentor, le ministre Paul-Henri Spaak – considéré comme l’un des pères de l’Union européenne –, il fut ensuite le premier président de l’Agence internationale de l’énergie, créée après le choc pétrolier de 1973. Puis Etienne Davignon rejoignit la Commission européenne, en 1977. Il en sera le vice-président de 1981 à 1985, avec un vaste portefeuille dédié à l’industrie et à l’énergie.
La période est marquée par le déclin de la sidérurgie européenne, confrontée à la surproduction, ce qui entraîne une série de restructurations douloureuses. La Société générale de Belgique, la banque Fortis, Brussels Airlines : le nom de Davignon est aussi associé au destin de grandes entreprises belges dont le point commun est d’avoir finalement basculé entre les mains d’intérêts étrangers. « Ceux qui disent que j’ai vendu les bijoux de la couronne sont des couillons ! », se défendait vertement ce proche de la famille royale, en 2018, alors tout juste élevé au titre de comte.











