France PolitiqueGérald DarmaninPolitique. Le garde des Sceaux joue à plein sa carte de héraut de la droite sociale pour se vendre cher durant la campagne présidentielle. Chez Édouard Philippe, on attend son ralliement... qui tarde à venir. Publié le 15/05/2026 à 07:30bookmarkGérald Darmanin à l'Assemblée nationale, le 28 avril 2026.REUTERS"Sébastien et Gérald, ils me suivront, ce sont des copains." On a connu Édouard Philippe moins rempli de certitudes. Il y a quelque temps, le candidat à l'élection présidentielle a glissé cette petite confidence à un parlementaire LR qu'il connaît depuis une vingtaine d'années. Était-ce une subtile façon de démontrer à son interlocuteur anti-Bruno Retailleau que sa campagne, elle, allait monter en puissance ? Ou bien une conviction acquise depuis belle lurette, tant ces ralliements lui paraissent naturels ? Les deux, sans doute, et cela n'a pas manqué de faire sourire l'élu de droite : "Il parle d'eux un peu comme des petits garçons qui finiront bien par rentrer un jour à la maison", se gausse-t-il, étonné néanmoins par le ton péremptoire du maire du Havre. Car il y a deux types de "petits garçons" : les Premiers ministres, en poste, suffisamment brassés dans la lessiveuse du quotidien pour ne pas se préoccuper des candidats pour 2027 ; et les ministres de la Justice du genre turbulents et provocateurs, alors qu'ils avaient pourtant promis de se tenir loin de la bataille.Gérald Darmanin. Édouard Philippe. "Tu veux, ou tu veux pas ? Si tu veux pas (encore), tant pis, j'en ferai pas une maladie." Le même refrain se répète depuis plusieurs mois maintenant, si ce n'est plusieurs années : alors que les troupes d'Horizons attendent patiemment qu'il fasse enfin un pas vers leur champion, le garde des Sceaux prend un malin plaisir à souffler le froid et le très froid lorsqu'on lui demande ses projets pour l'élection présidentielle. Ce mercredi encore, au micro de France Inter, il n'y a pas eu d'épiphanie : "Chacun connaît ma sympathie, mon amitié particulière pour Édouard Philippe [...] Mais pour l'instant, pour l'instant, comme beaucoup de citoyens, je constate qu’il y a beaucoup de candidats et peu d’idées."