Economie Tech et transformationsOpinion. L'IA générative parvient mieux que quiconque à identifier les internautes qui se cachent derrière un pseudo. Une révolution, prédit notre chroniqueur.Par Robin RivatonPublié le 16/05/2026 à 11:30bookmarkUne étude d'Anthropic, entreprise cofondée par Dario Amodei (ci-dessus) et l’École polytechnique fédérale de Zurich montre que l'IA abaisse grandement le coût d'identification d'un humain derrière un pseudonyme. REUTERSCasser l’anonymat numérique coûte la modique somme de 4 dollars par personne. C’est ce qu'ont révélé des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH) et d’Anthropic en février 2026, sapant trois décennies de présomptions sur le sujet. Pour comprendre la rupture, il faut rappeler le concept qui structure depuis longtemps la régulation de la vie privée. La Cour suprême américaine l'a forgé en 1989 dans l'arrêt DOJ v. Reporters Committee for Freedom of the Press, sous le nom d'"obscurité pratique". L'idée est qu'une information publique reste de facto privée si sa récupération exige un effort coûteux. Cette logique économique fonde également le cadre de l'UE. L'avis du Conseil européen de la protection des données, repris par la CNIL, évalue la qualité d'une anonymisation en fonction des ressources, du coût, du temps et des compétences techniques nécessaires à la réidentification. Le vrai basculement n’est donc pas technique. Il est économique.
L'IA signe la fin de l'anonymat sur le Web : pourquoi c’est une révolution
L'IA générative parvient mieux que quiconque à identifier les internautes qui se cachent derrière un pseudo. Une révolution, prédit notre chroniqueur.










