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Ils sont élus ou cadres des Républicains et trinquent "joyeusement" au départ des députés qui, cumul des mandats oblige, doivent quitter l’Assemblée nationale après avoir été élus maires. Une fête "spontanée et improvisée". La questure, c’est une des plus belles salles du Palais Bourbon, chic et discrète. Bruno Retailleau, le patron du parti, n'est pas là. Et pour cause : il n’a pas été invité. "Le cocktail a été organisé par la présidence du groupe", s’amuse un député. Clin d’œil.

Le président du groupe, Laurent Wauquiez, entretient les pires relations avec son président de parti. Les deux hommes ne se parlent plus. Et, depuis des semaines, ils ne se cachent même plus pour le faire savoir, en public ou par interviews interposées. "Laurent fera tout pour faire ch… Bruno", se désole un observateur. "Faut qu’il arrête d’aller contre son camp", ajoute-t-il.

Chez Laurent Wauquiez, on répond : "Bruno s’était engagé à soutenir Laurent, il l’a trahi, Laurent ne va quand même pas lui dérouler le tapis rouge". Ambiance. "Va falloir que Bruno revienne nous parler."

Il va "falloir s’ouvrir", "rassembler"Beaucoup de députés ont la dent dure contre "BR", et estiment qu’entre le siège du parti et le groupe à l’Assemblée nationale, alors même qu’il n’y a qu’une rue à traverser, il y a un fossé qui se creuse un peu plus chaque jour. "Bruno vient trop peu à nos réunions de groupe", s’épanche l’un d’eux. "C’est à lui de venir vers nous".