Au procès d’OpenAI en Californie, le patron de Microsoft, Satya Nadella, s’est dit lundi « très fier » d’avoir été le premier à miser des milliards, dès 2019, sur un laboratoire d’IA affichant une vocation philanthropique, sans nier que ce pari répondait avant tout aux intérêts de son groupe.Le p.-d.g. faisait face aux accusations d’Elon Musk, selon lequel Microsoft a sciemment aidé les créateurs de ChatGPT à trahir leur vocation non lucrative.Il a répondu que son partenariat avait au contraire permis de bâtir « l’une des plus grandes organisations à but non lucratif au monde », celle sur laquelle la société commerciale OpenAI reste adossée.Il s’exprimait devant une cour d’Oakland, près de San Francisco, à la veille de l’audition très attendue de Sam Altman, le puissant et décrié patron d’OpenAI.« Si le gâteau devient plus grand, la fondation en bénéficie aussi, et c’est exactement ce qui s’est produit », s’est défendu le dirigeant au début de son témoignage au tribunal d’Oakland, près de San Francisco.Elon Musk et lui, « nous avons chacun le numéro de l’autre », a-t-il glissé.Mais le patron de SpaceX, qui l’a assigné en justice en 2024 dans cette affaire, ne l’a jamais contacté pour l’informer que les investissements de Microsoft dans OpenAI violaient des engagements particuliers envers lui.
Le patron de Microsoft défend son rôle dans la genèse d’OpenAI face aux critiques de Musk
Pour l’homme le plus riche du monde, Microsoft a aidé les créateurs de ChatGPT à trahir leur vocation non lucrative.













