À Québec, l’engouement pour le vélo hivernal s’avère frileux. Les cinq corridors cyclables les plus achalandés ont accueilli une fréquentation anémique au cours des quatre derniers mois : à peine 500 passages par jour, en moyenne, sur l’ensemble des tronçons les plus passants du réseau blanc.La question a occupé bien des débats et du temps d’antenne sur les radios privées lors de la dernière campagne électorale : faut-il persister à déneiger des pistes cyclables que fréquentent seulement, selon la perception populaire, une poignée de cyclistes ?Les compteurs mis en place par la Ville aux abords de 11 corridors cyclables donnent un portrait plus juste de l’achalandage hivernal. Le Devoir a retenu, aux fins de cet article, les pistes quatre saisons du chemin Sainte-Foy, de la rue Père-Marquette, de la rue Dalhousie, de la rue Einstein, de la route de l’Église et du corridor du Littoral dans le secteur Maizerets.Les cinq autres compteurs, placés en bordure de sentiers seulement damés en hiver, se trouvaient surtout dans des parcs. Leurs résultats n’ont pas été pris en compte dans le cadre de ce reportage.Les chiffres montrent qu’à Québec, la popularité grandissante du vélo pendant l’été ne résiste pas à l’arrivée des grands froids et à la mise au rancart des bicyclettes d’àVélo. Sitôt l’hiver venu, l’achalandage des pistes cyclables fond comme neige au soleil, avec des chutes de fréquentation pouvant atteindre 97 %.