Aller au contenu principalNouveauAprès la rencontre Trump-Xi Jinping à Pékin, les Américains restent LA superpuissance mondiale. La chronique de Frédéric Encel, professeur en relations internationales et docteur en géopolitique.Par Frédéric Encel Le 17 mai 2026 à 08h15Frédéric Encel, professeur en relations internationales et docteur en géopolitique. Le Parisien-DAAu surlendemain du sommet peu décisif Trump-Xi Jinping à Pékin, un rappel s’impose. Le poète Reverdy disait qu’il n’y a pas d’amour, seulement des preuves d’amour. Il en va de même avec la puissance, il n’y en a que des preuves, c’est-à-dire des paramètres, des critères, précis et probants.Voilà plusieurs années déjà que nombre d’observateurs annoncent paresseusement que la Chine a atteint voire dépassé la puissance des États-Unis. Or la plupart des critères employés ne sont guère convaincants. Un poids démographique (fortement déclinant en l’espèce) ne préjuge de rien en soi, un PIB en croissance ne conclut pas à lui seul à la surpuissance, et une quantité considérable de navires de guerre n’implique pas davantage de triomphe a priori.International