La chorégraphie des sommets entre les Etats-Unis et la Chine permet généralement de ménager les apparences en donnant à chacun de quoi revendiquer un succès. Celui qui s’est achevé à Pékin, vendredi 15 mai, n’y a pas dérogé, ce qui n’est pas négligeable, compte tenu de la somme d’incertitudes qui pèse sur la conjoncture internationale. Donald Trump, fidèle à son habitude, n’a d’ailleurs pas manqué de vanter des succès commerciaux qui relèvent surtout de promesses concernant un important contrat en faveur de la firme aéronautique Boeing ou l’ouverture du marché chinois aux entreprises américaines.
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L’accueil millimétré réservé par le président chinois, Xi Jinping, à son homologue américain avait pour objectif de présenter les deux pays sur un pied d’égalité. Cet objectif a été atteint. Xi Jinping a même marqué un point symbolique en recevant une profusion de louanges de la part d’un visiteur arrivé en Chine lesté par l’impasse dans laquelle l’a conduit la guerre qu’il a déclenchée en février contre l’Iran, un allié de Pékin. Le président chinois peut continuer de vouloir incarner la stabilité face aux désordres nourris par l’actuelle administration américaine.













