Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Malgré le plan national de lutte contre le frelon asiatique présenté par le gouvernement fin avril, cette espèce invasive, importée de Chine, continue de proliférer en France, décimant les abeilles. Le piégeage des fondatrices au printemps permet d’éviter l’établissement de nouvelles colonies. Article réservé aux abonnés « Les frelons, je ne rigole pas avec ça », assure Julie, les bras croisés sur son balcon de Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne), en attendant la destruction du nid qui s’établit sous ses tuiles. Voilà plusieurs jours que la jeune femme, qui ne souhaite pas donner son nom de famille, a remarqué les allées et venues de frelons asiatiques (Vespa velutina). En pleine période de nidification, ces gros hyménoptères à pattes jaunes réalisent entre dix et quinze allers-retours par jour. Arrivée pour la première fois en Europe en 2004, en passagère clandestine d’un chargement de poteries importées de Chine dans le Lot-et-Garonne, cette espèce invasive a depuis colonisé l’ensemble des départements de l’Hexagone. Elle poursuit aujourd’hui son établissement dans le reste de l’Europe, au rythme de 75 à 82 kilomètres par an. Après l’Espagne en 2010, le frelon asiatique a été observé pour la première fois en Italie en 2012, en 2016 en Angleterre, ou plus récemment en Hongrie, en 2024. Le frelon asiatique vit dans une colonie, composée d’une reine, d’ouvrières, et de mâles et de femelles sexuées. Ce sont ces dernières, les fondatrices, qui, une fois fécondées, assurent la dispersion de l’espèce, puisqu’une reine et sa colonie ne vivent qu’un an. Il vous reste 84.36% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Contre le frelon asiatique, la lutte cruciale du printemps : « On voit que ça va être une grosse année »
Malgré le plan national de lutte contre le frelon asiatique présenté par le gouvernement fin avril, cette espèce invasive, importée de Chine, continue de proliférer en France, décimant les abeilles. Le piégeage des fondatrices au printemps permet d’éviter l’établissement de nouvelles colonies.







