Pendant trois jours, Nicolas Sarkozy a gardé la même position, une variante du Penseur de Rodin, retenant son menton, mais regardant en l’air. Puis il a bondi. Les réquisitions du parquet général dans l’affaire des financements libyens ont duré trois jours. Trois jours pour en arriver au quantum des peines. Sept ans d’emprisonnement requis pour lui. L’instinct du chef a pris le dessus. L’œil guerrier, mâchoires serrées, il a déroulé fermement son commentaire à son équipe. Dehors, un mur de caméras et de micros attend la déclaration de ses avocats.
Procès libyen en appel : une peine « en haut du spectre » requise contre Nicolas Sarkozy
Au dernier jour de ses réquisitions, le parquet général a demandé une peine de sept ans de prison ferme contre l’ancien président afin de sanctionner « le pacte corruptif scellé au plus haut niveau »…











