Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à la Knesset, à Jérusalem, le 23 février 2026. RONEN ZVULUN/REUTERS
La crise couvait. La majorité gouvernementale israélienne, emmenée par Benyamin Nétanyahou, a décidé, mercredi 13 mai, de prendre les devants en actant son sabordage contrôlé pour avoir la main sur le calendrier électoral. La coalition gouvernementale a déposé un projet de loi de dissolution du Parlement, a annoncé mercredi soir le Likoud (droite), le parti de M. Nétanyahou. Cela ouvre automatiquement la voie à des élections après un délai de quatre-vingt-dix jours suivant l’adoption de cette loi, au plus tôt à la fin du mois d’août donc.
« La 25e Knesset sera dissoute avant la fin de son mandat. Les élections [en vue de constituer la prochaine Assemblée] auront lieu à la date fixée [en commission] », annonce le texte du projet diffusé par le Likoud et signé par les chefs des six groupes parlementaires de la majorité.
Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, à la tête du parti centriste Yesh Atid (« il y a un avenir »), s’est fendu sur X d’un message laconique pour acter cette décision. « Nous sommes prêts. Ensemble », a-t-il écrit sur le réseau social, utilisant le nom de Beyahad (« ensemble »), la formation politique qu’il a créée à la fin d’avril en s’associant avec l’ancien premier ministre Naftali Bennett (droite) dans le but de battre M. Nétanyahou dans les urnes.












