Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Extrême droite Extrême droite Extrême droite Le maire de Vierzon (Cher) a annulé la cérémonie du 10 mai, et les députés RN se montrent peu à cette cérémonie annuelle. Si Marine Le Pen reconnaît désormais la culpabilité de la France, l’extrême droite aime aussi souligner l’ampleur de la traite arabo-musulmane. Read in English Article réservé aux abonnés Une source d’économies, un manque d’intérêt des habitants et « un fait historique qui n’a aucun lien avec le présent » : c’est ainsi que Yannick Le Roux, nouveau maire de Vierzon (Cher), soutenu par plusieurs partis d’extrême droite, a expliqué l’annulation de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, organisée historiquement dans la sous-préfecture. La précédente municipalité communiste avait pris l’habitude d’organiser dans sa ville la cérémonie, à la date fixée par l’Etat, le 10 mai. « Une faute politique, morale et mémorielle grave », se sont insurgés des élus ultramarins du… Rassemblement national (RN), pressés de renvoyer Yannick Le Roux dans les rangs de Reconquête ! et Debout la France, adversaires du parti à l’extrême droite. Le candidat n’était, en réalité, investi par aucun parti, mais sa liste regroupait des militants de tous les mouvements d’extrême droite, RN inclus. Le 10 mai est la date retenue pour la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, célébrée depuis 2006 et issue de la loi Taubira de reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité (2001). Elle donne lieu à des cérémonies dans tous les départements, généralement dans la préfecture. Dans l’Aude, par exemple, elle se déroule chaque année à Carcassonne, passée en mars aux mains du RN. C’est passé plus inaperçu, mais, selon les informations du Monde, le nouveau maire a, lui aussi, retiré son nom du carton d’invitation à la cérémonie du 10 mai, où ne figurait plus que celui du préfet de l’Aude. Il vous reste 74.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Vingt-cinq ans après la loi Taubira, la mémoire de l’esclavage continue d’embarrasser l’extrême droite
Le maire de Vierzon (Cher) a annulé la cérémonie du 10 mai, et les députés RN se montrent peu à cette cérémonie annuelle. Si Marine Le Pen reconnaît désormais la culpabilité de la France, l’extrême droite aime aussi souligner l’ampleur de la traite arabo-musulmane.















