Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Théâtre Théâtre Théâtre Mise en scène par Ludovic Lagarde, la fiction de l’auteur britannique Martin Crimp pèche par un trop-plein d’absurdité. Article réservé aux abonnés Rencontre nocturne (il est 2 heures du matin) dans un appartement bourgeois meublé à l’os (un réfrigérateur, un évier, une table, deux chaises) mais doté d’un large, haut et menaçant balcon que le public devine derrière un panneau semi-opaque installé en fond de plateau. Ludovic Lagarde, fin connaisseur des écritures contemporaines, crée Des hommes endormis, de l’auteur britannique Martin Crimp, au Théâtre de l’Athénée, à Paris. Une courte fiction qui rappelle la pièce d’Edward Albee (1928-2016) Qui a peur de Virginia Woolf ? (1962), mais s’en éloigne pour se déployer sur le terrain de la cérébralité, quand Albee ferraillait surtout avec les psychologies émotionnelles de ses personnages. La présence (spécifiée dans les didascalies) d’un gros magnétophone sur la scène ne doit rien au hasard : La Dernière Bande (1959), de Samuel Beckett (1906-1989), visite elle aussi la fable du dramaturge. L’absurde est donc de la partie. D’ailleurs – question de bon sens –, qui se rend visite à 2 heures du matin ? Ce qui va avoir lieu est frappé du sceau de l’ineptie. Un peu trop, malheureusement. Il vous reste 63.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.