La massive offensive estivale russe n’a débouché sur aucune conquête significative, pourtant la situation reste plus critique que jamais pour une armée ukrainienne exsangue en personnel. Bien que l’été soit favorable à l’attaquant, qui profite de la protection offerte par la verdure pour dissimuler les mouvements de l’infanterie, aucune ville majeure ukrainienne n’a été prise par les forces russes.
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Toutefois, ces dernières ont pris pied dans le quartier nord de la ville de Koupiansk, dans l’oblast de Kharkiv, qui comptait 26 000 habitants avant l’invasion de 2022, mais n’en affiche plus que quelques centaines aujourd’hui. Pour une armée russe dont la logistique se fait essentiellement par le rail, Koupiansk et son important nœud ferroviaire constituent un véritable objectif opérationnel.
Fait significatif, les forces russes ont utilisé un tronçon du gazoduc transbalkanique pour acheminer du matériel et des troupes vers la tête de pont, en toute sécurité. Dans un contexte où les drones dominent le champ de bataille, détectent et détruisent à peu près tout ce qui bouge sur une profondeur d’au moins 10 kilomètres, disposer d’une conduite souterraine facilite la logistique militaire. D’autant plus qu’au nord de Koupiansk, les attaquants sont gênés par l’obstacle naturel que forme la rivière Oskil.







