Des pompiers interviennent sur un véhicule gouvernemental incendié par des étudiants qui protestaient contre le projet du Parlement d’acheter 65 SUV pour les députés, à Dili, au Timor oriental, le 16 septembre 2025. VALENTINO DARIELL DE SOUSA/AFP
Pour la deuxième journée d’affilée, la police a fait usage de gaz lacrymogène, mardi 16 septembre à Dili, capitale du Timor oriental, pour repousser des manifestants. Plus de 2 000 personnes, dont de nombreux étudiants, soit deux fois plus que la veille, ont manifesté devant le Parlement national de ce petit Etat d’Asie du Sud-Est, pour protester contre le projet approuvé l’an passé visant à fournir une voiture à chacun des 65 membres du Parlement.
Les manifestants ont brandi mardi une banderole demandant de « stopper les voleurs, stopper les corrupteurs ». Ils ont également brûlé des pneus et une voiture officielle près du Parlement. Lundi, certains des partis politiques qui ont approuvé cet achat dans le budget 2025 ont affirmé qu’ils demanderaient au Parlement d’annuler la mesure. Dans un communiqué commun publié lundi, plusieurs formations politiques ont estimé que ce programme d’achat « ne reflét[ait] pas l’intérêt public ».
Jusqu’alors, le gouvernement du premier ministre, Xanana Gusmao, n’a fourni ni commentaire ni réponse aux revendications des manifestants. Le président, José Ramos-Horta, a déclaré mardi aux journalistes qu’il n’y aurait « aucune tolérance » et a appelé à des manifestations pacifiques. « Quiconque commet des actes de violence ou de vandalisme doit en subir les conséquences », a-t-il prévenu.







