Scène de pillages dans le quartier de Calemba 2, à Luanda (Angola), le 28 juillet 2025. AFP
Au moins trois personnes ont été tuées tandis que la police a procédé à plus d’un millier d’arrestations lors d’une deuxième journée de pillage et de protestation en Angola, mardi 29 juillet, en marge d’une grève des taxis contre une hausse des prix des carburants.
La décision du gouvernement d’augmenter les prix des carburants – fortement subventionnés – de 300 à 400 kwanzas (de 0,28 à 0,38 euro) par litre en juillet a provoqué un vif mécontentement dans le pays d’Afrique australe, deuxième producteur africain de pétrole après le Nigeria, mais où de nombreuses personnes vivent dans la pauvreté.
Dans la capitale, Luanda, les pillages n’ont pas cessé malgré la fermeture des magasins. Des coups de feu ont notamment été entendus dans le quartier de Cazenga, dans le centre, où des personnes ont été vues en train de voler de la nourriture et d’autres articles dans les magasins, selon un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP).
La chaîne de télévision locale Nzinga a montré mardi des femmes pleurant près d’un corps dans une rue de ce quartier. Aucun détail sur les circonstances de sa mort n’était immédiatement disponible. Dans la même zone, un jeune homme a été tué près d’un supermarché, apparemment par une balle perdue, selon un journaliste de l’AFP.











