E
t si l’avenir du quantique ne se jouait pas seulement dans les laboratoires ou dans les start-up, mais dans l’espace fragile où les deux se rencontrent ? Trop souvent, on pense la science et l’entrepreneuriat comme deux mondes séparés, alors que notre expérience montre que c’est dans leur chevauchement que naît l’innovation la plus féconde.
L’entrepreneuriat scientifique est aujourd’hui un vecteur-clé d’innovation dans des domaines comme le quantique, où la frontière entre recherche fondamentale et applications industrielles est désormais particulièrement fine. De nombreuses start-up émergent ainsi directement des laboratoires académiques.
Mais, lorsque celles-ci deviennent opérationnelles et engagent des programmes de recherche appliquée matérialisés notamment par des publications de qualité dans des revues à comité de lecture, leurs animateurs, à la fois chercheurs et entrepreneurs, sont confrontés à un dilemme : sur quoi leur laboratoire doit-il se concentrer pour continuer à prospérer, être attractif et travailler en conformité avec sa mission d’intérêt général ? Comment éviter la duplication des efforts avec leur entreprise, tout en construisant une véritable complémentarité stratégique, en prévenant les conflits d’intérêts potentiels et en garantissant l’ouverture vers d’autres sociétés ?






