Au stand de la French tech, au salon VivaTech, porte de Versailles, à Paris, le 13 juin 2025. JULIEN MATTIA/LE PICTORIUM/MAXPPP

Pour démontrer qu’elle est l’une des places qui compte sur l’échiquier mondial de la tech, Paris multiplie les superlatifs. Station F ? Le plus grand campus de start-up au monde, propriété de Xavier Niel (membre du conseil de surveillance du Groupe Le Monde). VivaTech ? Le plus grand événement de la planète tech, aux dires de son cofondateur Maurice Lévy (Publicis).

L’heure n’est pourtant pas à la fête pour la « start-up nation », expression chère à Emmanuel Macron, qui s’en est fait le chantre. Les levées de fonds, qui ont connu une envolée constante jusqu’en 2022 – atteignant cette année-là un record de 13,5 milliards d’euros –, n’ont pas cessé de décliner depuis : 8,3 milliards en 2023, puis 7,8 milliards en 2024, selon le cabinet EY. Les premiers mois de 2025 voient l’espoir d’un rebond s’éloigner : les investissements devaient se creuser encore fortement sur les cinq premiers mois de l’année (− 30 % par rapport à la même période en 2024).

Lire aussi |

Article réservé à nos abonnés