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lusieurs articles récemment publiés dans Le Monde s’en font l’écho : rien ne va plus dans le monde des publications scientifiques. Tout d’abord, une inflation incroyable du nombre d’articles publiés dans les revues scientifiques, sous la double pression de pratiques d’évaluation de la recherche purement quantitatives et d’une course aux profits de la part des multinationales qui dominent largement le secteur.
Les conséquences sont gravissimes : alors que les dépenses liées aux publications des organismes publics qui financent la recherche explosent, la qualité des articles scientifiques décroît dangereusement. Un nombre toujours plus important d’entre eux sont retirés après publication pour cause d’insuffisance, voire de fraude scientifique ; et dans un nombre croissant de cas, parce qu’ils se révèlent être de pures forgeries générées par intelligence artificielle.
Au moment où le mot d’ordre est à la maîtrise de la dépense publique, il serait judicieux de se pencher sur l’efficience de celle-ci versée sans contrôle à des éditeurs commerciaux dont les taux de profits sont parmi les plus élevés au monde et qui ne font manifestement pas leur travail de contrôle qualité.
Souveraineté scientifique et stratégique






