Des élèves du collège Anjou-Bretagne de Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire) mettent leur téléphone portable dans une housse verrouillée jusqu’à la fin des cours, le 11 novembre 2024. JOSSELIN CLAIR/« LE COURRIER DE L'OUEST »/MAXPPP

Seuls 9 % des collèges ont mis en place, en cette rentrée, le dispositif « Portable en pause », qui consiste pour l’élève à se séparer physiquement de son téléphone en le déposant dans un casier ou dans une pochette scellée. La ministre de l’éducation nationale démissionnaire, Elisabeth Borne, avait pourtant insisté à la rentrée sur sa généralisation.

Derrière ce constat, dressé par le syndicat majoritaire des chefs d’établissement SNPDEN-UNSA dans son enquête de rentrée, on trouve à la fois du refus net et de l’attentisme : « 67 % disent qu’ils ne le feront pas, 25 % ne savent pas parce qu’ils attendent d’en savoir plus auprès de leur département », indiquait Bruno Bobkiewicz, le secrétaire général du syndicat, le 12 septembre.

Pour une majorité de principaux, cette mesure est plus ou moins sans objet, puisque l’usage du téléphone portable est déjà interdit dans les collèges depuis 2018. En pratique, les enfants peuvent l’avoir sur eux, mais ils n’ont pas le droit de s’en servir.