Nine Antico, dans son atelier, à Marseille, le 9 juillet 2025. THEO GIACOMETTI POUR « LE MONDE »

Pour se retrouver, il faut parfois s’égarer. A Venise, ville des brumes et des labyrinthes, Nine Antico a réussi à se perdre, avant même d’y avoir mis un pied. Un séjour en amoureux était prévu. Après la séparation, il restait le billet d’avion, et une épineuse question : fallait-il y aller quand même ? « Je n’avais jamais été aussi indécise de ma vie, se souvient-elle. Je me suis assise à une table, j’ai essayé d’écrire un texte. » Pour la première fois, les mots viennent avant les images. Soixante pages manuscrites, le canevas d’Une obsession, plongée déroutante dans la sexualité et la « psyché lagunaire » de l’autrice. « J’espère que vous savez nager », nous prévient-elle avant de nous rencontrer, fin août, à Paris, dans les locaux de son éditeur, Dargaud.

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