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ancer, diabète, hypertension artérielle, insuffisance cardiaque ou rénale : les maladies chroniques représentent la première cause de mortalité en France. Cette situation est aggravée par un fait sidérant : près d’un patient sur deux ne prend pas les médicaments qui lui sont prescrits.

Oubli, découragement, effets indésirables, coût, complexité des traitements… Les raisons de ce désinvestissement sont multiples, intimes, et complexes. Elles interdisent tout jugement moral. Mais leurs conséquences, elles, sont sans appel. Elles sont d’abord humaines : aggravation des pathologies, hospitalisations évitables, rechutes, décès prématurés.

Dans le cas des maladies cardio-vasculaires, le risque de décès peut augmenter de 80 % chez les patients non observants après un infarctus. Ces conséquences sont également économiques : les maladies chroniques sont le premier poste de dépenses de santé. La non-observance médicamenteuse représenterait des centaines de milliards d’euros par an à l’échelle mondiale, et jusqu’à 10 % des hospitalisations.

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