Un groupe de policiers de la compagnie départementale d’intervention, à Toulouse, le 10 septembre 2025. VINCENT NGUYEN/RIVA PRESS POUR « LE MONDE »
Face à l’émotion suscitée, le ministère de l’intérieur a fait évoluer son texte. Une trentaine de sociétés de journalistes, plusieurs syndicats représentant la profession (SNJ, CFDT-journalistes, SNJ-CGT), mais aussi des ONG (la Ligue des droits de l’homme et Reporters sans frontières) avaient clamé leur crainte de voir la liberté de la presse menacée après la diffusion du « schéma national des violences urbaines » (SNVU) par la place Beauvau. Une phrase de ce document interne, qui date de fin juillet, inquiétait particulièrement : « la prise en compte du statut des journalistes telle que consacrée par le schéma national du maintien de l’ordre, ne trouve pas à s’appliquer dans un contexte de violences urbaines ».
Le syndicat de journalistes SNJ-CGT, l’Union syndicale Solidaires, ainsi que deux journalistes, tous représentés par l’avocat Arié Alimi, avaient saisi, lundi 8 septembre, le Conseil d’Etat par le biais d’un référé-liberté, estimant que ce nouveau schéma les empêchait de « mener à bien leur (…) mission d’intérêt général » et demandant sa suspension.






