Lors de l’évacuation de la Gaîté-Lyrique, à Paris, le 18 mars 2025. ALAIN JOCARD / AFP
Une enquête a été ouverte à Paris, le 21 mars, pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique après l’évacuation, trois jours plus tôt, de plusieurs centaines de jeunes migrants qui occupaient la Gaîté-Lyrique, a annoncé le parquet de Paris, jeudi 12 juin. Ces investigations ont été lancées à la suite d’« un signalement de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), relatif à des violences qui auraient été commises par des fonctionnaires de police » lors de l’évacuation, a précisé le ministère public auprès de l’Agence France-Presse (AFP).
Cette ouverture d’enquête permet « l’exploitation des vidéosurveillances de cet événement » pour que ces images soient conservées, comme c’est le cas lors d’enquêtes judiciaires, a souligné le parquet.
Le 18 mars, après un arrêté pris par le préfet de police, les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation de 450 jeunes migrants environ, en majorité originaires d’Afrique subsaharienne. Ces jeunes occupaient depuis le 10 décembre 2024 ce lieu culturel, propriété de la Mairie de Paris, demandant à être reconnus comme des mineurs et à être hébergés. Leur âge est contesté par la municipalité et la préfecture de police.






