Devant la Gaîté-Lyrique, à Paris, le 11 décembre 2024. GREGOIRE CAMPIONE / AFP
La direction de la Gaîté-Lyrique, contrainte de fermer l’établissement culturel en décembre en raison de son occupation par de jeunes migrants, a alerté jeudi 15 mai sur sa situation financière et dénoncé le « revirement » de la Mairie de Paris, qui s’était engagée à soutenir sa réouverture.
La Gaîté-Lyrique, dont les murs appartiennent à la municipalité, évalue ses pertes d’exploitation à près de 3 millions d’euros, conséquence de « cent jours d’occupation » par plus de400 jeunes migrants, évacués en mars par les forces de l’ordre.
« La Ville de Paris vient enfin de nous rendre les clés (…) et les équipes peuvent enfin réinvestir le lieu », annonce la direction de la Gaîté-Lyrique dans un communiqué. Mais la mairie, qui « s’était engagée à compenser financièrement une partie de nos pertes, a fait volte-face », déplore auprès de l’Agence France-Presse (AFP) sa directrice, Juliette Donadieu, dénonçant un « abandon incompréhensible » de la part de l’exécutif municipal.
Lire aussi |






