Vue générale du grand barrage de la Renaissance (GERD) lors de la cérémonie d’inauguration à Guba (Ethiopie), le 9 septembre 2025. LUIS TATO / AFP

L’Ethiopie, après quatorze ans de travaux, a officiellement inauguré, mardi 9 septembre, son grand barrage de la Renaissance (GERD) sur le Nil Bleu, plus grand ouvrage hydroélectrique d’Afrique et « grande réussite pour toutes les personnes noires », a affirmé son premier ministre, Abiy Ahmed, malgré les tensions générées avec les pays en aval.

Le mégabarrage est l’un des rares sujets faisant l’unanimité dans ce pays de la Corne de l’Afrique déchiré par plusieurs conflits armés, encore actifs dans les deux régions les plus peuplées du pays, l’Amhara et l’Oromia. Celle du Tigré est sortie en 2022 d’une guerre civile qui a fait au moins 600 000 morts, selon une estimation de l’Union africaine.

Lancé en 2011 pour un montant de 4 milliards de dollars, le GERD est un immense ouvrage de près de 2 kilomètres de large pour 170 mètres de haut, et d’une contenance totale de 74 milliards de mètres cubes, selon les derniers chiffres communiqués par l’entreprise italienne Webuild, qui l’a construit. Pour le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, où quelque 45 % des 130 millions d’habitants n’ont pas accès à l’électricité, il est un gage de « révolution énergétique », selon des experts.