En plein drame humanitaire à Gaza, l’Espagne a choisi de hausser le ton. Lundi 8 septembre, le premier ministre, Pedro Sanchez, a annoncé une série de mesures « pour mettre fin au génocide », parmi lesquelles un embargo sur les ventes d’armes à Israël et l’interdiction d’accueillir dans les ports espagnols des navires transportant du carburant destiné à l’armée israélienne.
Lire aussi | En direct, Gaza : la flottille humanitaire Global Sumud dit avoir été attaquée par un drone au large de la Tunisie
« Nous savons que ces mesures ne suffiront pas à freiner l’invasion ni les crimes de guerre. Mais nous espérons qu’elles contribueront à accroître la pression sur le gouvernement israélien, à alléger une partie de la souffrance endurée par la population palestinienne et à ce que les citoyens espagnols sachent et ressentent que, face à cet épisode infâme, leur pays s’est trouvé du bon côté de l’histoire », a déclaré M. Sanchez lors d’une intervention officielle.
Parmi les neuf mesures, applicables « immédiatement », figure l’adoption d’une loi destinée à « consolider juridiquement l’embargo sur les armes à Israël, que nous appliquons déjà de facto depuis octobre 2023 », a expliqué le dirigeant socialiste. Ce décret-loi, qui devait être approuvé mardi 9 septembre, doit lever l’insécurité juridique entourant l’exclusion des entreprises israéliennes des appels d’offres publics.












