Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez annonce plusieurs mesures destinées à « mettre fin au génocide à Gaza », palais de la Moncloa (Madrid), le 8 septembre 2025. BORJA PUIG DE LA BELLACASA - MONCLOA/BYLINE LA BELLACASA/AFP

L’Espagne a annoncé rappeler pour consultations son ambassadrice à Tel-Aviv, lundi 8 septembre, après l’annonce du premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, de mesures pour « mettre un terme au génocide à Gaza » qui a suscité la colère d’Israël.

Le dirigent socialiste est l’une des voix européennes les plus critiques à l’égard des actions menées à Gaza par Israël, qui n’a plus d’ambassadeur à Madrid depuis la reconnaissance de l’Etat de Palestine par M. Sanchez en mai 2024. Dans « une étape supplémentaire (…) pour mettre un terme au génocide à Gaza, poursuivre ses auteurs et soutenir la population palestinienne », M. Sanchez a annoncé lundi une série de nouvelles mesures, notamment l’interdiction aux navires transportant du carburant pour l’armée israélienne d’accoster dans les ports espagnols.

Egalement parmi ces mesures, qui seront mises en œuvre « immédiatement », une loi visant à « consolider juridiquement l’embargo sur les [ventes d’]armes à Israël, que nous appliquons déjà de facto depuis octobre 2023 », a souligné le chef du gouvernement. Elles comprennent également notamment l’interdiction d’entrée sur le territoire espagnol des personnes « participant directement au génocide », l’interdiction de l’importation de produits « provenant des colonies illégales à Gaza et en Cisjordanie » et la limitation des services consulaires espagnols pour les personnes résidant dans ces colonies.