Illustration d’après le porte-toasts Constanze en porcelaine, avec anse dorée à l’or fin, Maison Pastis, 340 euros. FURZE CHAN POUR M LE MAGAZINE DU MONDE

Il y a ceux qui s’en servent pour classer leur courrier en attente ou faire sécher leurs assiettes, ceux qui n’en voient pas l’utilité et ceux qui ne peuvent pas s’en passer. L’incontestée Mrs Beeton (1836-1865), qui s’y connaissait en bonnes pratiques domestiques britanniques, appartenait sans doute à la troisième catégorie.

Bien faire du pain grillé nécessite, pour la gourou de l’organisation ménagère du XIXe siècle, « beaucoup d’attention, bien plus que ce que l’on suppose généralement ». Elément indispensable à la réussite des tartines grillées, il obéit à un strict mode d’emploi, ne souffrant aucun contretemps. « Dès que chaque morceau est prêt, il doit être placé dans un porte-toasts et servi immédiatement à table », écrit-elle dans son Book of Household Management (« livre de gestion ménagère », non traduit), paru en 1861.

L’objet, comme un gros ressort horizontal sur pieds, permet de séparer chaque tranche à la verticale et de les faire respirer une fois dorées. « C’est un utilitaire tout simple, mais qui apporte à lui seul quelque chose d’exceptionnel à la table et permet au pain de rester toujours croustillant », explique Aline Julie Hubschmid, fondatrice de Maison Pastis, qui en produit quelques modèles avec cloisons en céramique, inspirés de « l’époque victorienne », explique-t-elle.