Illustration d’après les baguettes en bois avec bague argentée de la collection Croisette, de Puiforcat, 450 €. FURZE CHAN POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
Certains s’amusent à les faire virevolter comme un bâton de majorette, d’autres vont jusqu’à les piquer dans leurs cheveux pour maintenir leur chignon. Le pire étant, pour Yoko Nakamura, consultante franco-japonaise en mode et art de vivre, de faire mine de jouer de la batterie avec, en attendant d’être servi. Sacrilège. « Les baguettes sont des couverts », rappelle-t-elle. Des accessoires de table conçus pour manger et être portés à la bouche. Pour éviter un autre impair, il faut également penser à ne pas planter l’une de ses baguettes, comme un poignard, dans un bol de riz, évocateur d’un rite funéraire en Asie, ni à les utiliser pour se servir directement dans le plat.
Des modèles plus longs sont prévus à cet effet et, en l’absence de ceux-ci, il suffira de tourner les siennes d’un demi-tour et d’attraper le mets avec leur bout le plus épais, « celui qui ne touche jamais les lèvres », continue Yoko Nakamura. Des feuilles de salade aux dim sum, des spaghettis aux plus petits grains de riz, elle assure pouvoir tout attraper avec et même servir toute une tablée. Elle les préfère en bois lisse et, si possible, laqués, « plus élégants ».






