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onald Trump a décidé de rebaptiser le département de la défense « département de la guerre », car, sous ce nom, en vigueur jusqu’à 1947, les Etats-Unis « gagnaient tout », dit-il. Ce volontarisme est malheureusement loin d’être évident à propos de la guerre russe en Ukraine.
Les partenaires européens des Etats-Unis en ont encore fait la pénible expérience, jeudi 4 septembre, au cours d’une longue conversation téléphonique avec le président américain, assisté de son vice-président, J. D. Vance. Organisé de Paris à l’issue d’une réunion hybride des dirigeants de la coalition des volontaires, qui regroupe 35 pays prêts à soutenir la défense de l’Ukraine en cas d’accord de paix avec Moscou, cet entretien visait essentiellement à arracher à Donald Trump l’assurance d’un engagement concret de la puissance militaire américaine en appui de l’effort européen.
Une fois de plus, le président américain a hésité à franchir le pas, préférant manifester sa mauvaise humeur sur l’Europe et la Chine. S’il s’est montré « très clair », selon Emmanuel Macron, sur son intention de soutenir les garanties de sécurité que les Européens sont prêts à fournir à l’Ukraine, il n’a pas précisé la manière concrète dont ce soutien se traduirait sur le terrain. Ceci relève de la « planification », qui reste à « finaliser » dans « les jours qui viennent », a précisé le président français devant la presse.







