Des membres de l’agence libyenne de lutte contre l’immigration illégale arrêtent des migrants à Tripoli, le 26 juillet 2025. MAHMUD TURKIA / AFP
En bordure d’une voie rapide qui traverse le quartier de Souk Al-Jomaa, à la périphérie orientale de Tripoli, les poutres d’acier d’un pont en construction offrent quelques mètres carrés d’ombre. Jeudi 7 août, une douzaine d’hommes venus de différents pays d’Afrique attendent là, au milieu de la poussière et de la chaleur estivale, mués par l’espoir qu’une personne s’arrête pour leur proposer du travail.
Peut-être comme peintres sur un chantier, manutentionnaires dans un entrepôt, plongeurs dans un restaurant ou ouvriers agricoles dans une ferme. L’endroit est connu des employeurs locaux à la recherche de main-d’œuvre bon marché, peu regardants sur la régularité de la situation de ces personnes étrangères qui proposent quotidiennement leurs services.
Des migrants venus de tout le continent africain continuent d’affluer en Libye, malgré les graves violations de leurs droits et les violences systématiques qu’ils y subissent, maintes fois documentées par les organisations internationales, dont certaines pourraient constituer des « crimes contre l’humanité », d’après des experts des Nations unies.








